Quinze jours avant mon départ, on a décidé de faire une derniere sortie entre colocs.
Le nom de code etait tout trouvé : Mission Kapiti
Kapiti est une ile à 5 km des cotes et à environ 40 km au nord de Wellington. Levés 5h30 pour ne pas rater la seule navette qui nous debarquera là bas à 9h30. Kapiti est une reserve ornithologique ( Attention ce terme très savant ne signifie pas que l’ile n’est peuplée que d’ornithorynques bons en maths), seuls 50 personnes par jour peuvent s’y rendre, et il faut un passe délivré par le Department of Conservation pour y aller. Arrivé sur place, ils te font même fouiller ton sac pour être sur qu’il n’y a pas de souris ou de rats dedans.
La team qui a osé l’aventure : Maria, Max, Tom, Deepak, Rose, et moi-même. Lorsqu’on débarque là bas, on se croirait dans le film Jurassic Park.
Sans surprises, c’est plein d’oiseaux : des weka en veux tu en voilà, des pukeko, des hihi, des kea, des kiwis bien sur, mais on en a pas vu car c’etait en journée.
On a grimpé en haut du sommet (+ de 500 metres, oua !), picnicqué là haut, et admiré le paysage. On pouvait même remarquer la curvature de la Terre.
En France, on a Polnareff, ou encore Jeanne Mas. Bon c’est bien mais ca date un peu. Heureusement quelques artistes français essayent d’innover grâce à des compositions audacieuses par leur originalité. Tellement original qu’on les envoie à l’autre bout de la Terre, histoire de ne plus les entendre.
Fidèle arriere arriere petit fils d’Assurancetourix, je m’inscris moi aussi dans cette longue tradition de bardes mal-aimés, dont le talent ne sera reconnu que plus tard (oui, mais quand ???).
Je me suis donc rendu aujourd’hui près de l’eolienne qui surplombe Wellington, ce qui m’a demandé une heure et demie de marche (oui, en ville aussi on m’appelle Assurancetourix, on m’a donc prié d’executer mes compositions ailleurs…) et j’ai improvisé cette pièce pour eolienne et purerehua, l’alliance des dernieres technologies en matiere de production energétique avec la tradition des instruments maoris.
On entend mal le son de l’eolienne sur la video, car c’est un son tres grave.
J’espere que vous apprecierez cette pièce à sa juste valeur (ça c’est vraiment une phrase qui peut être interprétée comme on veut…), et peut être est-ce le manifeste d’un nouveau mouvement musical ! Euh non faut pas rêver non plus petit…
C’est le nouvel an maori. Precisemment quand les Pleïades apparaissent dans le ciel. L’occasion de jouer du pipeau et passer sa jupe en feuilles de lin.
Non ça c’est pour le folklore. En fait les maoris sont en jean et machent des chewing gum Hollywood. J’en ai déniché quelques-uns avec des os d’oppossum en guise de boucles d’oreille, et qui sont spécialisés dans la sculpture sur bois. Ca tombe bien ca fait plusieurs mois que je cherche à m’acheter un purerehua.
Les gens : “Un quoi ? “
Moi : “Un purerehua”
Les gens : “C’est contagieux ?”
Moi : “Non ca fait parti des tango puoro”
Les gens : “Ah ok, je vois…”
Donc un purerehua est un “instrument volant”, c’est à dire un bidule que tu fais tourner au dessus de ta tête et qui fait du bruit. Dans ce cas précis c’est un morceau de bois ou d’os en forme d’ogive, tenu par une ficelle”.
Pour une fois que je veux acheter un truc, j’ai les pires difficultés pour le trouver, à part au musée Te papa, où ils le vendent à plus de 150€. J’explique la situation à mon nouvel ami qui à un oppossum dans l’oreille, et il me dit :
“Pfff, $320 for a piece of wood and a string ! “
Donc il s’attelle à me faire un purerehua rien que pour moi. Ca c’est sympa.
Ensuite avec sa bande de copains, ils ont expliqué le rôle des principaux instruments traditionnels, puis ont joué avec.
Désolé la bande son c’est pas du THX, en vrai c’est quand même mieux.
Deux jours à Taupo. Avant d’etre une ville, Taupo est un lac, le plus grand de NZ. Il a été formé suite à l’explosion cataclysmique du volcan qui se trouvait là avant, il y a environ 1800 ans. Explosion tellement importante qu’elle a été remarquée dans les ciels chinois et romains.
Pour cause de “plus de batterie”, pas beaucoup de photos, mais bon. J’y ai descendu la rivière Waikato, depuis le barrage, jusqu’aux Huka falls (une chute d’eau qui deverse l’equivalent de deux piscines olympiques à la seconde), puis les “craters of the moon” (encore des geysers/boue/lacs), puis je suis revenu en ville.
Enfin, visiter la NZ sans faire un saut à l’élastique, c’est comme visiter Paris sans faire la Tour Eiffel. Je me suis donc jeté de 50m de haut ce lundi 4 juin à 9:03am. Le principal danger venait du fait que je venais juste d’avaler mon petit déjeuner. Je peux donc l’affirmer aujourd’hui pour l’avoir testé : l’homme ne vole pas, il tombe,… et vite ! Sur la vidéo, c’est pas moi qui saute (bah oui je peux pas sauter et filmer en même temps!), mais ca donne une bonne idée de ce qui m’est arrivé.
Comme c’etait l’anniversaire de la reine (happy birthday ô queen), on a eu le droit a un week end a rallonge, l’occasion de partir avant qu’il fasse trop froid. Donc cette fois ci je suis parti à Rotorua, au milieu de l’ile du nord, à environ 7 heures de route de Wellington. Rotorua est connu pour ses parcs geothermals.
Ca fume de partout, on se croirait sur un champ de bataille. Chaque coin de rue fait “blouip”, les plaques d’egout font “ziff”, tout ça avec une agréable odeur d’oeuf pourri dans toute la ville. Depuis mes dernieres aventures à Tongariro, ma soeur Aurélie m’appelle Vomito, donc cette fois j’avais pris des sacs plastiques, mais heureusement je ne m’en suis pas servi.
J’etais pret mentalement…
Déjà quelques vues sur la ville et le lac de Rotorua :
Le parc le plus beau s’appelle Wai-o-tapu. On peut y voir un geyser de 20m de haut (déclenché manuellement tous les matins à 10:15am, un gars vient spécialement mettre du savon dans le trou pour que nous, touristes exigeants, puissions prendre la photo). Sinon le geyser ne se montre que tous les trois jours. Il y a aussi plein de bassins de boue qui mijotent, la champagne pool, un lac acide très chaud aux bords oranges (je me suis brulé les doigts dedans…). Un autre lac vert qui s’appelle le “bain du diable”, et encore un autre lac jaune.
Autre parc geothermal, celui ci dans une vallée volcanique, Waimangu :
Tiens pour changer un peu de sujet, un cimetiere Maori. Ca va faire plaisir à mon père. Ici, on ne peut pas creuser de tombe, car on sait jamais sur quoi on va tomber (comme les boites de chocolat, hein forrest ?).
Ensuite je suis allé visiter Te Puia, un ancien fort maori, aujourd’hui transformé en une sorte de parc/musée. J’y ai nottamment vu un kiwi, c’etait la premiere fois que j’en rencontrais un. Celui là était en captivité dans sa cage en verre. En plus des geysers/bains de boue/lacs acides qui deviennent un peu routiniers dans le coin, il y a une bande qui fait des représentations de chants et de danses traditionnels, avec à la fin une initiation au Haka. J’ai donc moi aussi appris à mettre mes mains sur les hanches, taper du pied droit, et se frapper les cuisses. C’est comme dans les albums d’asterix à la fin où tout le monde danse autour du banquet, sauf que là il faut tirer une grimace pour faire peur à son voisin. Vous remarquerez aussi la forte influence d’Hergé et ses oreilles cassées dans l’art Maori…
Enfin dernier truc pas commun : le zorbing. Mais c’est quoi ça ? Ca sonne comme zarbi non ?
Le concept est assez simple : tu grimpes en haut d’une colline, là tu rentres tout entier dans un bulle en plastique d’environ 3m, avec de l’eau à l’interieur pour que ca glisse bien, et ensuite un gars donne une petite impulsion pour que la sphere dévale la colline, avec toi dedans qui perd les pédales. Completement stupide, donc à refaire !
Week end de trois jours à Turangi, à 5 heures de route au nord de Wellington. C’est une zone desertique avec des volcans au milieu. Autant dire que c’est pas disneyland. Il y a là la plus fameuse balade de nouvelle zélande : la tongariro crossing. Ca demande 7 heures de marche pour la parcourir. Ca commence gentiment à 1100 metres d’altitude, mais après une heure de marche, il y a 300 metres de dénivelé qui font mal aux giboles. Surtout qu’on m’avait conseillé d’y aller chaudement vêtu (c’est vrai qu’il faisait moins de 0°), mais avec mes quatres couches sur le dos, j’ai rapidement sué à grosses gouttes. Bon ensuite on est récompensé car les vues sont magnifiques ; on se croirait sur Mars. Les moments les plus mémorables sont le red crater, et les lacs d’emeraude.
Gros problème : ça pue. Tous les especes de fumées sur les photos en dessous, ce sont des vapeurs de soufre. Et ça, je l’ai très mal digéré. Avec en plus de ça les chauds et froids à 2000m, et la fatigue de la marche, je suis tombé malade à en refaire la déco de ma chambre d’hotel.
Bon passé ces détails techniques, je vous laisse admirer les photos :
Deux panoramiques que j’ai fait aussi :
Vue sur le red crater et les trois lacs : par ici
Vue du bord du lac : par là
Trois mois sans articles… Trop de travail, pas le temps de partir en week-end. Donc comme j’ai un break, je reactualise un peu ce blog.
Aujourd’hui, au supermarché.
Le New World de Newtown. On peut m’y croiser presque tous les soirs, entre les rayons Pains en tranches et Rasoirs jetables.
Premiers rayons quand on rentre, biere et vin (mes preferés) :
La kro locale s’appelle la Tui. On a aussi la Speights, fierté de l’ile du sud, et la mac’s gold. Il y a d’autres bieres, mais pas bonnes : la lion brown, la ranfurly.
Quoi ! $4.89 la bouteille de Leffe ! Bah oui environ 2,50€ pour une malheureuse bouteille de Leffe. Toutes les bieres d’importation sont cheres.
Alors je sais pas où ils ont été chercher ça, mais trois vins de trois pays différents vendus sous la meme marque. Ca c’est du négociant qui brasse large. La piquette française vous coutera plus de 5€.
C’est propre. Il y a même des ecrans plasma au plafond avec alternance de promo et de clips de britney spears. Enfin bref, tout ce qu’il faut pour consommer dans de bonnes conditions.
Dans les magasins New World, si tu prends un paquet de nouilles, il y a toujours un employé derrière toi pour t’épier, et dès que tu as le dos tourné, il va remettre un autre paquet de nouilles à la place, comme ça on a toujours l’impression d’être le premier servi.
Ils sont aussi très forts pour empiler les articles dans un équilibre précaire. Le plus interessant est d’assister à la pause des derniers articles, moment le plus critique, et de voir la pile s’effondrer, ainsi quela mine déconfite de notre pauvre employé zélé.
Le rayon boulangerie. Mais où se cache le boulanger ? Inutile de demander un pain entier, tous les pains sont tranchés avec une precision d’horloger, limite proche des recommandations de Bruxelles.
Ce week end avaient lieu les Seven’s. C’est une competition de rugby à 7 (si ca existe) où les regles sont simplifiées, et le jeu est plus rapide. Chaque mi temps dure 7mn. Le rugby n’est pas l’élément le plus important de cette compétition; ce qui compe c’est de venir déguisé. Du coup je me suis posté à l’entrée du stade et j’ai pris de bon cliché du kiwi moyen en grande tenue.
Le cowboy sur la première photo, avec une pizza a la main, c’est barry, un autre coloc irlandais.
Merci à tous les joyeux folks qui ont joué le jeu et ont pris des pauses sympas, notamment le super héros violet, les spationautes bleus, le pirate, et les tortues ninjas.
Vous pouvez voter pour votre kiwi préféré en postant un commentaire ou en envoyant RESTE EN NZ JF par SMS au 72 000 (49ct/SMS)
Ah oui, au fait c’est Samoa qui a gagné. La France a été lamentable…
En Nouvelle Zélande, on aime bien le sport. Moi ca dépend des fois, mais là ca valait le coup. J’aime bien nager et courir. Ca tombait bien car samedi 27 janvier etaient organisées deux courses de natation dans le port de wellington. Une de 750m et une autre de 2.8km. J’ai participé à celle de 750m, et j’ai quand même réussi à finir la course tout seul, sans être récupéré par le “bateau balai”. J’ai fini 73ème, en 16mn 40s. Bon faut dire que je n’avais pas de combinaison, c’est pour ça que je n’etais pas en tête…
Sur les photos, on peut voir que j’ai nagé avec Darragh, enfin plutôt derrière Darragh. C’est un de mes (nombreux) amants collocs irlandais.