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C’est officiel ! Je vous donne rendez vous le 5 novembre pour de nouvelles aventures : destination Dubai pour 4 jours, puis je poserai mon sac à Perth, en Australie ! C’est maman qui va être contente !
C’est officiel ! Je vous donne rendez vous le 5 novembre pour de nouvelles aventures : destination Dubai pour 4 jours, puis je poserai mon sac à Perth, en Australie ! C’est maman qui va être contente !
Voici tous les gens que j’ai cotoyés durant cette année. Je les remercie tous, chacun d’entre eux m’a permis de me sentir bien en NZ. On est jeune, on se reverra, et plus tôt que vous ne le pensez !

C’est le nouvel an maori. Precisemment quand les Pleïades apparaissent dans le ciel. L’occasion de jouer du pipeau et passer sa jupe en feuilles de lin.
Non ça c’est pour le folklore. En fait les maoris sont en jean et machent des chewing gum Hollywood. J’en ai déniché quelques-uns avec des os d’oppossum en guise de boucles d’oreille, et qui sont spécialisés dans la sculpture sur bois. Ca tombe bien ca fait plusieurs mois que je cherche à m’acheter un purerehua.
Les gens : “Un quoi ? “
Moi : “Un purerehua”
Les gens : “C’est contagieux ?”
Moi : “Non ca fait parti des tango puoro”
Les gens : “Ah ok, je vois…”
Donc un purerehua est un “instrument volant”, c’est à dire un bidule que tu fais tourner au dessus de ta tête et qui fait du bruit. Dans ce cas précis c’est un morceau de bois ou d’os en forme d’ogive, tenu par une ficelle”.
Pour une fois que je veux acheter un truc, j’ai les pires difficultés pour le trouver, à part au musée Te papa, où ils le vendent à plus de 150€. J’explique la situation à mon nouvel ami qui à un oppossum dans l’oreille, et il me dit :
“Pfff, $320 for a piece of wood and a string ! “
Donc il s’attelle à me faire un purerehua rien que pour moi. Ca c’est sympa.
Ensuite avec sa bande de copains, ils ont expliqué le rôle des principaux instruments traditionnels, puis ont joué avec.
Désolé la bande son c’est pas du THX, en vrai c’est quand même mieux.
Week end de trois jours à Turangi, à 5 heures de route au nord de Wellington. C’est une zone desertique avec des volcans au milieu. Autant dire que c’est pas disneyland. Il y a là la plus fameuse balade de nouvelle zélande : la tongariro crossing. Ca demande 7 heures de marche pour la parcourir. Ca commence gentiment à 1100 metres d’altitude, mais après une heure de marche, il y a 300 metres de dénivelé qui font mal aux giboles. Surtout qu’on m’avait conseillé d’y aller chaudement vêtu (c’est vrai qu’il faisait moins de 0°), mais avec mes quatres couches sur le dos, j’ai rapidement sué à grosses gouttes. Bon ensuite on est récompensé car les vues sont magnifiques ; on se croirait sur Mars. Les moments les plus mémorables sont le red crater, et les lacs d’emeraude.
Gros problème : ça pue. Tous les especes de fumées sur les photos en dessous, ce sont des vapeurs de soufre. Et ça, je l’ai très mal digéré. Avec en plus de ça les chauds et froids à 2000m, et la fatigue de la marche, je suis tombé malade à en refaire la déco de ma chambre d’hotel.
Bon passé ces détails techniques, je vous laisse admirer les photos :
Deux panoramiques que j’ai fait aussi :
Vue sur le red crater et les trois lacs : par ici
Vue du bord du lac : par là
Les neo zelandais, vus depuis la France, ont la réputation d’être l’un des peuples les plus écolos de la planète, en concurrence avec les allemands; notamment depuis l’affaire du Rainbow Warrior et les vagues de protestation suite à la reprise des essais en 1995. Il est vrai que lorsqu’il s’agit d’écologie à grande échelle, et donc facile à médiatiser, les kiwis sont les premiers à revendiquer la transparence et la propreté. Pas de centrale nucléaire, pas d’essai (à part en rugby), des éoliennes géantes, un symbole national qui sent bon la chlorophylle.
En revanche, lorsqu’il s’agit d’écologie au quotidien, où chaque citoyen doit s’impliquer, le bât blesse.
Les SUV :
Les SUV, autrement dit les 4×4, sont aussi nombreux qu’à Paris, c’est dire. Ils sont ici un peu plus justifiés, car beaucoup de routes sont pentues, néanmoins il est clair qu’ils ne sont pas indispensables. Leur consommation est astronomique. De plus, le parc de véhicules, toutes catégories confondues, est assez vieux, et beaucoup de moteurs sont visiblement mal réglés.
Le tri séléctif :
Là où j’habite, il n’y en a pas ! Tous les déchets vont dans la même poubelle, même le verre, pourtant facile à trier. Je sais que d’autres zones de Wellington proposent le tri, mais cela devrait être obligatoire pour tous.
Les sacs plastiques :
M.E. Leclerc est un visionnaire. En tout cas en ce qui concerne les sacs plastiques. Dans les supermarchés les plus répandus, comme New World par exemple, un chinois sous payé est chargé d’emballer nos courses dans des sacs plastiques comme je n’en avais pas vu depuis dix ans. Au final, je sors toujours du magasin avec trois ou quatre sacs plastiques loin d’être biodégradables. Wellington étant une ville particulièrement ventée, j’en vois souvent prendre les airs pour une longue migration. Je pense monter une boite de fabrication et de distribution de sacs plastiques réutilisables plusieurs dizaines de fois, à un dollar pièce. J’ai proposé le concept à une caissière, pour monter le business plan et trouver des investisseurs; elle m’a regardée avec des yeux ronds et s’est empressée de passer au client suivant.
La déchetterie :
Comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai profité d’une journée où j’ai aidé John le livreur du magasin où je bosse pour faire ce reportage d’investigation au coeur de la déchetterie d’Happy Valley (La Vallée Heureuse, pour ceux qui ne maitrisent pas l’anglais). Il devait se rendre à la déchetterie (The Pit), j’ai donc pris quelques clichés.
Déjà le lieu où se trouve cette déchetterie est à contre pied : on s’attend à y trouver une communauté de va-nu-pieds, prêchant la paix, guitare en bandoullière. Et bah non, y a une énorme déchetterie.
Les deux premières photos situent un peu mieux Happy Valley. Jusque là tout va bien.
Puis on arrive à un portail, où il y a une énorme balance qui sert à peser le véhicule, comme dans les abattoirs. Donc on passe dessus, et là j’apprends que nous pesons 948kg net (avec un véhicule type Renault Master). Un écriteau quelques mêtres plus loin indique que l’on doit payer 78$/tonne (environ 40€). Une réflexion stupide me traverse l’esprit : je fais partie des 978kg net. Donc si on voulait se débarasser de moi à la déchetterie, cela couterait 2,68€ à celui qui souhaite me zigouiller. Passons. Au moins l’entretien de la déchetterie et le recyclage des déchets sont payés uniquement par ceux qui jettent, et non pas par des impôts locaux stupides qui mettent sur un pied d’égalité le gars propre qui réflechit avant de jeter et le crado sans état d’âme qui consomme et jette.
J’ai une grande expérience des déchetteries en France, j’en ai vues pas mal, je peux donc comparer.
Globalement je suis déçu. Sur les photos plus bas, on constate qu’il y a effectivement des zones dédiées à certain type de déchets, comme les liquides toxiques, les déchets verts, les frigos. Néanmoins le gros des déchets va dans une fosse régulièrement balayée par un engin de chantier. Deux trois gars employés par la déchetterie se chargent d’ouvrir les cartons pour en vérifier le contenu, mais il n’y a aucune obligation de trier à la source ses déchets. Il serait pourtant simple de mettre une benne pour les gravats et une pour les métaux.
Enfin en repartant vers Newtown, j’ai pris ce cliché particulièrement édifiant où l’on peut voir la grille qui délimite la déchetterie, flanquée de centaines de sacs plastiques qui semblent vouloir s’échapper.
Un dernier détail concernant les poubelles en nouvelle zélande ; j’ai l’immense plaisir de vous présenter le sac poubelle officiel de Wellington. Il est jaune, pas résistant du tout, et c’est le seul type de sac que l’éboueur acceptera de ramasser. Il coute $2 l’unité (1 €). Donc plus on a de déchets, plus on paye cher. Ca c’est une bonne idée !