You got Kiwi ?


Waiheke island
janvier 12, 2011, 8:17
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Nous revoilà pour quelques clichés de nos vacances sur Waiheke Island, une sorte d’ile paradisiaque pres d’Auckland. On a passé 15 jours dans un “bach” (une maison de vacances NZ, ca s’appelle comme ça, j’y peux rien moi…, c’etait ça ou un “crib”). C’est une ile avec plein de vignobles, parmis les meilleurs de NZ (et apres multiples degustations, je peux l’affirmer). Je me suis evertué à ne rien faire, ce qui fut très très dur pour moi, mais Rose m’a bien coaché, donc j’ai rien fait. Ok, j’ai fait 2 3 trucs, comme de la pêche, avec une “lance hawaienne”, très dur à maitriser (c’est un harpon avec un gros elastique), mais j’ai réussi à attrapper un poisson (la preuve en image plus bas), un parero. On a aussi recolté des coquillages,  des tuatua. Tout ca finissait sur le barbecue. Ah oui j’aurais du dire avant: le but de nos journées était de pêcher/cueillir pour le repas du soir. Sinon bah on a rien fait! Et j’en suis plutot fier! Le kayak? Non ca compte pas. Le vélo autour de l’île? Pareil, c’est a mettre dans la catégorie “a rien fait du tout”…

Qu’est ce qu’ils sont bien les vignobles en NZ! Plus ca va plus j’en veux un aussi……



Napier
décembre 27, 2009, 6:36
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C’est le printemps ici, et fin novembre, on en avait marre de la pluie qui s’abat sur Wellington depuis trois mois (même si ca rend la ville bien verte), alors on a passé trois jours à Napier, sur la cote est de l’ile du nord, a environ 6 heures de route d’ici. On a loué un tandem (on est pas passé inaperçu en ville…) et on l’a bien rentabilisé! Napier est une ville spéciale. En 1931 (je crois), un tremblement de terre magnitude 8 a secoué la ville, a tout foutu par terre, et les habitants on du reconstruire. Ils ont rebati dans le style à la mode à l’époque, art déco. Notez aussi le gout particulierement mauvais des sculptures locales : on dirait qu’ils ont fait des propositions de concept pour des albums des pink floyd, mais se sont fait refoulés.

On a aussi roulé jusqu’au cap des kidnappeurs, qui abrite la plus grande colonie de ganets de l’hemisphere sud: des milliers de ces oiseaux se retrouvent ici, au bout d’une peninsule difficilement accessible. Ils sont plutot marrants et aiment bien se la montrer.



5 bridges
décembre 27, 2009, 5:20
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Un peu de sport en aout, avec un 10km autour de Petone, que j’ai parcouru en 50mn. Sur les photos, des collegues de travail : Sabrina, Erin, Stacey. Le temps etait pourri mais bon c’etait l’hiver.



Otamatea
janvier 10, 2009, 1:34
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_c303084Ca fait bien longtemps que j’ai pas posté sur ce blog… Après avoir pesté de pas avoir de boulot (jusqu’en mai 08), je me suis retrouvé débordé de boulot, entre Career services et l’université Massey, je n’avais plus une minute à moi, alors je n’ai pas beaucoup visité la NZ jusqu’à cette fin d’année 08.

Mais voilà que deux semaines de vacances s’annonçaient, alors Rose et moi on a décidé d’aller wwoofer. Ca fait plus d’un an qu’on voulait le faire, mais on a jamais eu l’occasion jusqu’à maintenant.

WWOOFER veut Willing Worker On Organic Farm. En gros t’es logé/nourrit, en echange de ton dur labeur.

On s’est inscrit aupres de wwoof NZ, et on a recu un catalogue avec des centaines de fermes pretes à nous accepter. Nos criteres : organique (of course, mais 100% c’est mieux); off the grid, c-a-d pas de raccordement a edf, donc panneaux solaires; chauffe eau solaire; zero dechet – youhou les toilettes seches; si possible bio dynamique; et le top du top, une communauté intentionelle (NDLR: traduction mot a mot du concept d’”intentional community”‘)

Et ben on a trouvé notre top du top : bienvenue a Otamatea, un eco village situé à 100km au nord d’Auckland: 100 hectares achetés par une quinzaine de copropriétaires, dont 70 hectares “communs” et chaque propriétaire veillant sur 2 hectares.

_c313148Il s’agit d’un village avec ses propres regles, notamment auto suffisance en energie et eau, ce qui est pris à la terre doit etre retourné à la terre (ca parait pompeux comme ca, mais ca veut simplement dire que si tu construis ta maison avec 15 arbres, tu dois replanter 15 arbres dans ton jardin)

Plus d’infos sur http://www.otamatea.org.nz

La famille qui repondait le mieux a nos criteres est composée de Sabine et Wolfgang, un couple d’allemand émigré en NZ en 1987, et qui ont acheté leur propriété en 1998, la communauté datant de 1995.

_c313387Cela fait 10 ans qu’ils ont cessé de travailler 40 heures/semaines pour des business, et qu’ils travaillent leur lopin de terre afin d’en tirer le meilleur. A ce jour ils ont des vaches, des poules, des canards, deux maisons, et une troisieme en cours de finition, un jardin bio qui tourne toute l’année. Ils sont auto suffisants en eau, energie, et alimentation. Ils fabriquent des fromages, donnent des cours de permaculture, et travaillent accessoirement en tant que consultants pour la gestion de groupe et la santé animale.

Finalement, quelques precisions sur le concept de communauté intentionnelle : Communauté intentionelle est un terme qui inclue les écovillages, et autres projects regroupants des gens qui partagent une vision commune.

Alors, qu’est ce qu’on est allé faire la-bas?

Beaucoup de choses!
Une journée typique ressemblait à ça:
-levé à 6:30
-jogging à 7h jusqu’à 7h30, avec les habitants du village, pour ceux qui veulent (et moi j’en veux)
-7h30: traite de la vache (Molly, c’est son nom)
-8h: petit dejeuner, à base de cereales à moudre soit meme avec le moulin manuel

Puis ca dependait des jours:
Moi j’etais chargé de creuser une tranchée pour le puit canadien du futur cottage. Ce dernier doit repondre aux normes de l’éco construction, donc hors de question d’y mettre une clim, et la solution du puit canadien, une canalisation souterraine raccordant la maison avec l’exterieur, a été choisie. J’ai aussi pu creuser une seconde tranchée, afin de raccorder la reserve d’eau de pluie et l’electricité venant de l’eolienne vers la maison. Ce travail, plutot dur, n’etait effectué que tôt le matin, et etalé sur la semaine, donc j’ai pas trop souffert. En moyenne on avancait d’un metre par jour…

Pendant ce temps, Rose etait chargée de desherber le jardin, recolter les pommes de terre, etc. Pareil comme il faisait tres vite chaud, on arretait avant midi, et l’apres midi on pouvait faire ce que l’on voulait.

_1033667On a eu deux jours de pluie, et donc c’etait l’occasion de faire des travaux d’interieur : dans le nouveau cottage, nous avons huilé toutes les lattes servants de plafond avec de l’huile de lin. C’etait pas vraiment passionant, mais on a fait ce travail avec plaisir quand meme, au moins on etait a l’abri.

Le plus interessant etait de partager les connaissances avec Sabine et Wolfgang, notamment sur leur style de vie et ses conséquences: meme si il semble archaique, ce style de vie a plus de sens que celui que nous vivons quotidiennement. Il a ses imperatifs, comme celui de verifier qu’on a assez d’electricité dans les batteries pour regarder le film du soir a la tele, et des fois il n’y a pas assez d’energie donc pas de tele ( je m’en fiche je regarde pas la télé…gnagnagna), mais au moins on mesure l’importance d’un jour nuageux, d’une saison seche, d’une lune ascendante, d’une poubelle pleine de detritus. Un detail qui m’a frappé là-bas: il m’a fallu quatre jours pour m’apercevoir que je ne savais où se trouvait la poubelle pour les dechets non recyclables: signe que tout est adroitement reutilisé et recyclé.

Plus tard, lors d’une conversation avec Sabine, j’ai compris un peu mieux pourquoi: ils me manquait un R à la regle des trois R: jusqu’à maintenant je fonctionnais sur Reduce, Reuse, Recycle (Reduire, Reutiliser, Recycler). Maintenant j’ai ajouté Refuse, ce qui donne Refuse, Reduce, Reuse, Recycle. Ce qui est interessant ici, c’est que tout dans cette ferme suit un cycle, qui finalement se retrouve dans notre assiette: des dechets de cuisine donnés aux poules jusqu’aux excrements des toilettes seches en passant par les dejections des vaches, tout cela sert de compost pour le jardin, et produit une terre d’une richesse inouie.

_1013440Ce qui est remarquable aussi, c’est le mariage des plantes, ce qui a mon sens est le propre de la permaculture. Aucun pesticide, ou quelconque produit chimique n’est utilisé pour eloigner les nuisibles. Tout est basé sur une combinaison de plantes, dont la cohabitation permet de recolter des fruits saints sans vers, sans chenilles mangeuses de feuilles, etc… Dans mon petit jardin ici à Island Bay, avec trois tomates et deux choux, tout est bouffé par des chenilles, donc je suis impressionné!

Les “features” de la maison:

Les toilettes seches : il y a deux toilettes, un “basique”: la petite cabane sur la photo ci dessous. Il faut repandre un peu de sciure de bois apres avoir fait son affaire. Dans leur maison Sabine et Wolfgang ont une version plus hi-tech, avec separation des urines.

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Panneaux solaires et chauffage de l’eau:

Six panneaux polycristallins et deux amorphes fournissent chacun environ 70W théoriques à 24V, soit 560W max. Par temps pluvieux, j’ai mesuré un courant d’entrée dans la batterie de 3A, soit 72W, et par grand soleil, 19A, soit 456W. Cette maison necessite environ 2kwh/jour, il leur faut donc 5h de soleil par jour pour avoir les batteries pleines. L’installation m’a neanmoins paru sous dimensionnée, et j’aurai aisément doublé la surface de panneaux, mais bon ca coute des sous. Lorsqu’il ne fait vraiment pas beau, un generateur diesel type groupe electrogene vient remplir les batteries.
De plus il y a deux chauffe eau solaires, un pour chaque maison: sur la photo ci dessous, le chauffe eau est sur le porche. Une de nos taches a été de nettoyer ce chauffe eau solaire car il etait recouvert de poussiere. Ces systemes marchent variment bien, même quand il y a peu de soleil, et l’eau peu devenir brulante. Bien sur il ne faut pas rester trois heures sous la douche.

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L’electromenager: ya pas… Le seul “appareil” est un congelateur coffre, qui a lui seul consomme un tiers de l’electricité de la maison. Il n’y a pas de frigo non plus: ils ont aménagé un placard avec de l’isolant, et y place un pack de glace venant du congelo. Ci dessous les autres “appareils” : dans l’ordre le toaster, le four (à bois) et un moulin à blé (ils font leur farine eux même). Enfin le lave linge, modèle classe A+ en terme d’economie d’energie…

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Eaux grises: Tous les eaux “un peu sales”, aussi appelées eaux grises, sont récupérées, filtrées, pour arroser le verger. Notamment l’eau venant de la douche, urines, lave linge, eviers de cuisine. On a fait un petit nettoyage du systeme :
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Jardin et verger: tout ce qu’on a mangé venait de là, à part une boite d’anchois, et le blé. Il y pousse notamment un bananier, des peches, des prunes, du sucre de canne, pomme de terre, salade, oignons, etc.

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Au boulot

C’est pas tout, mais il a fallu bosser un peu quand même… Scier et couper le bois, huiler le plafond, recolter les patates, désherber, deplacer le betail, séparer les genisses des taureaux, traire la vache et couper l’herbe avec une faux. Rien que d’y repenser chui crevé!

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Detente

On travaillait entre quatre et six heures par jour, et ensuite on avait nos après midis pour faire ce que l’on voulait. Alors on a fait des ballades sur la peninsule, joué à la pétanque, allé nager, et aussi beaucoup de séances photos, même à 5h du mat:

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Finalement

Les tubes de l’été :

Les livres de l’été:

  • Preserving food without freezing or canning
  • Permaculture a designer’s manual
  • The transition handbook
  • The new complete book of self-sufficiency

Enfin Sabine et Wolfgang organisent depuis peu des sejours à la ferme dans leur proriété. A voir sur http://www.pukahu.co.nz

Je recommande ce genre de vacances à 200%. Une petite exploitation est probablement préférable à une grande, afin de faire des boulots variés, et pas ramasser des fruits pendant deux mois.
La relation avec nos hôtes est excellente : nous sommes arrivés comme wwoofers, et on est reparti en amis. On espere se revoir et recommencer l’experience! Rose a aussi repéré une autre propriété dans les iles Cook, pres de Fiji. A suivre!



Rendez vous le 5 novembre
octobre 6, 2007, 4:45
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C’est officiel ! Je vous donne rendez vous le 5 novembre pour de nouvelles aventures : destination Dubai pour 4 jours, puis je poserai mon sac à Perth, en Australie ! C’est maman qui va être contente !



Remerciements
octobre 6, 2007, 3:53
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Voici tous les gens que j’ai cotoyés durant cette année. Je les remercie tous, chacun d’entre eux m’a permis de me sentir bien en NZ. On est jeune, on se reverra, et plus tôt que vous ne le pensez !

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Mataraki
juillet 8, 2007, 1:06
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C’est le nouvel an maori. Precisemment quand les Pleïades apparaissent dans le ciel. L’occasion de jouer du pipeau et passer sa jupe en feuilles de lin.

Non ça c’est pour le folklore. En fait les maoris sont en jean et machent des chewing gum Hollywood. J’en ai déniché quelques-uns avec des os d’oppossum en guise de boucles d’oreille, et qui sont spécialisés dans la sculpture sur bois. Ca tombe bien ca fait plusieurs mois que je cherche à m’acheter un purerehua.

Les gens : “Un quoi ? “

Moi : “Un purerehua”

Les gens : “C’est contagieux ?”

Moi : “Non ca fait parti des tango puoro”

Les gens : “Ah ok, je vois…”

Donc un purerehua est un “instrument volant”, c’est à dire un bidule que tu fais tourner au dessus de ta tête et qui fait du bruit. Dans ce cas précis c’est un morceau de bois ou d’os en forme d’ogive, tenu par une ficelle”.

Pour une fois que je veux acheter un truc, j’ai les pires difficultés pour le trouver, à part au musée Te papa, où ils le vendent à plus de 150€. J’explique la situation à mon nouvel ami qui à un oppossum dans l’oreille, et il me dit :

“Pfff, $320 for a piece of wood and a string ! “

Donc il s’attelle à me faire un purerehua rien que pour moi. Ca c’est sympa.

Ensuite avec sa bande de copains, ils ont expliqué le rôle des principaux instruments traditionnels, puis ont joué avec.

Désolé la bande son c’est pas du THX, en vrai c’est quand même mieux.

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Tongariro crossing
mai 15, 2007, 2:04
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Week end de trois jours à Turangi, à 5 heures de route au nord de Wellington. C’est une zone desertique avec des volcans au milieu. Autant dire que c’est pas disneyland. Il y a là la plus fameuse balade de nouvelle zélande : la tongariro crossing. Ca demande 7 heures de marche pour la parcourir. Ca commence gentiment à 1100 metres d’altitude, mais après une heure de marche, il y a 300 metres de dénivelé qui font mal aux giboles. Surtout qu’on m’avait conseillé d’y aller chaudement vêtu (c’est vrai qu’il faisait moins de 0°), mais avec mes quatres couches sur le dos, j’ai rapidement sué à grosses gouttes. Bon ensuite on est récompensé car les vues sont magnifiques ; on se croirait sur Mars. Les moments les plus mémorables sont le red crater, et les lacs d’emeraude.

Gros problème : ça pue. Tous les especes de fumées sur les photos en dessous, ce sont des vapeurs de soufre. Et ça, je l’ai très mal digéré. Avec en plus de ça les chauds et froids à 2000m, et la fatigue de la marche, je suis tombé malade à en refaire la déco de ma chambre d’hotel.

Bon passé ces détails techniques, je vous laisse admirer les photos :

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Deux panoramiques que j’ai fait aussi :

Vue sur le red crater et les trois lacs : par ici 
Vue du bord du lac : par là



Itineraire dans l’ile du sud
janvier 26, 2007, 2:24
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Voilà l’itineraire que j’ai suivi dans l’ile du sud pendant ce périple:

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Environnement et écologie
novembre 2, 2006, 8:31
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Les neo zelandais, vus depuis la France, ont la réputation d’être l’un des peuples les plus écolos de la planète, en concurrence avec les allemands; notamment depuis l’affaire du Rainbow Warrior et les vagues de protestation suite à la reprise des essais en 1995. Il est vrai que lorsqu’il s’agit d’écologie à grande échelle, et donc facile à médiatiser, les kiwis sont les premiers à revendiquer la transparence et la propreté. Pas de centrale nucléaire, pas d’essai (à part en rugby), des éoliennes géantes, un symbole national qui sent bon la chlorophylle.
En revanche, lorsqu’il s’agit d’écologie au quotidien, où chaque citoyen doit s’impliquer, le bât blesse.

Les SUV :
Les SUV, autrement dit les 4×4, sont aussi nombreux qu’à Paris, c’est dire. Ils sont ici un peu plus justifiés, car beaucoup de routes sont pentues, néanmoins il est clair qu’ils ne sont pas indispensables. Leur consommation est astronomique. De plus, le parc de véhicules, toutes catégories confondues, est assez vieux, et beaucoup de moteurs sont visiblement mal réglés.

Le tri séléctif :
Là où j’habite, il n’y en a pas ! Tous les déchets vont dans la même poubelle, même le verre, pourtant facile à trier. Je sais que d’autres zones de Wellington proposent le tri, mais cela devrait être obligatoire pour tous.

Les sacs plastiques :
M.E. Leclerc est un visionnaire. En tout cas en ce qui concerne les sacs plastiques. Dans les supermarchés les plus répandus, comme New World par exemple, un chinois sous payé est chargé d’emballer nos courses dans des sacs plastiques comme je n’en avais pas vu depuis dix ans. Au final, je sors toujours du magasin avec trois ou quatre sacs plastiques loin d’être biodégradables. Wellington étant une ville particulièrement ventée, j’en vois souvent prendre les airs pour une longue migration. Je pense monter une boite de fabrication et de distribution de sacs plastiques réutilisables plusieurs dizaines de fois, à un dollar pièce. J’ai proposé le concept à une caissière, pour monter le business plan et trouver des investisseurs; elle m’a regardée avec des yeux ronds et s’est empressée de passer au client suivant.

La déchetterie :
Comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai profité d’une journée où j’ai aidé John le livreur du magasin où je bosse pour faire ce reportage d’investigation au coeur de la déchetterie d’Happy Valley (La Vallée Heureuse, pour ceux qui ne maitrisent pas l’anglais). Il devait se rendre à la déchetterie (The Pit), j’ai donc pris quelques clichés.
Déjà le lieu où se trouve cette déchetterie est à contre pied : on s’attend à y trouver une communauté de va-nu-pieds, prêchant la paix, guitare en bandoullière. Et bah non, y a une énorme déchetterie.
Les deux premières photos situent un peu mieux Happy Valley. Jusque là tout va bien.
Puis on arrive à un portail, où il y a une énorme balance qui sert à peser le véhicule, comme dans les abattoirs. Donc on passe dessus, et là j’apprends que nous pesons 948kg net (avec un véhicule type Renault Master). Un écriteau quelques mêtres plus loin indique que l’on doit payer 78$/tonne (environ 40€). Une réflexion stupide me traverse l’esprit : je fais partie des 978kg net. Donc si on voulait se débarasser de moi à la déchetterie, cela couterait 2,68€ à celui qui souhaite me zigouiller. Passons. Au moins l’entretien de la déchetterie et le recyclage des déchets sont payés uniquement par ceux qui jettent, et non pas par des impôts locaux stupides qui mettent sur un pied d’égalité le gars propre qui réflechit avant de jeter et le crado sans état d’âme qui consomme et jette.
J’ai une grande expérience des déchetteries en France, j’en ai vues pas mal, je peux donc comparer.
Globalement je suis déçu. Sur les photos plus bas, on constate qu’il y a effectivement des zones dédiées à certain type de déchets, comme les liquides toxiques, les déchets verts, les frigos. Néanmoins le gros des déchets va dans une fosse régulièrement balayée par un engin de chantier. Deux trois gars employés par la déchetterie se chargent d’ouvrir les cartons pour en vérifier le contenu, mais il n’y a aucune obligation de trier à la source ses déchets. Il serait pourtant simple de mettre une benne pour les gravats et une pour les métaux.
Enfin en repartant vers Newtown, j’ai pris ce cliché particulièrement édifiant où l’on peut voir la grille qui délimite la déchetterie, flanquée de centaines de sacs plastiques qui semblent vouloir s’échapper.

Un dernier détail concernant les poubelles en nouvelle zélande ; j’ai l’immense plaisir de vous présenter le sac poubelle officiel de Wellington. Il est jaune, pas résistant du tout, et c’est le seul type de sac que l’éboueur acceptera de ramasser. Il coute $2 l’unité (1 €). Donc plus on a de déchets, plus on paye cher. Ca c’est une bonne idée !

Happy valley Happy valley Dechets verts Frigos
Liquides toxiques La fosse La grille Le sac poubelle officiel




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