Enfin fin du voyage au parc national Abel Tasman, avec ses plages couleur thé. Une ballade sympathique sur la cote pour se reposer de ces quinze derniers jours. Seule déception : le saut en parachute que j’avais réservé à été annulé au dernier moment pour cause de casse moteur de l’avion. Mouai… je soupconne plutot le gars qui devait faire le saut en tandem avec moi de s’être dégonflé…
En tout cas merci à Rei d’avoir fait la ballade avec moi.
A Punakaiki, encore un village isolé, je vais voir les Pancake rocks, ce sont des falaises qui ressemblent à des mille feuilles. C’est brut comme décor. Le lendemain, je vais pour une “courte” ballade de 5h dans la forêt environnante. Il pleut un peu le matin, mais pas de quoi nous arrêter. La promenade commence tranquille, 6km de piste, puis la pluie se fait de plus en plus insistante. On décide de continuer. Le cauchemard des marais recommence… Mes New Balance qui étaient blanches immaculées avant mon départ sont maintenant brunes, c’est pas grave, ca fait très vintage. Quatre heures après notre départ, surprise ! Une rivière à traverser ! Et le bus doit nous prendre dans une heure, donc pas moyen de reculer. Bon, c’est l’occasion de nettoyer mon pantalon et mes baskets, alors allons-y pour traverser la rivière, ambiance indiana jones, avec de l’eau jusqu’à la taille. J’ai pas beaucoup de photos car c’etait un peu la course contre la montre ce jour-là. Merci à Anne pour avoir fait la ballade !
A fox glacier, c’est pareil que Milford Sound, il n’y a rien, pas de portable, pas de superette pour manger. Seulement cinq compagnies différentes d’helicoptère qui proposent des survols du glacier. Je m’inscris pour une randonnée toute la journée sur le glacier. Une heure de marche pour atteindre le terminal du glacier, puis on chausse les crampons et nous voilà à l’assaut du glacier. La marche s’arrête souvent, car les guides doivent sculpter les marches sur lesquelles on va pouvoir continuer la marche. J’ai pu être le témoin de séracs qui se brisent et tombent dans la rivière du glacier dans un fracas épouvantable. Les couleurs sont magnifiques, du bleu dû à la reflexion de la lumière sur la glace, au orange venant des sables d’Australie déposés par les vents sur le glacier.
Voici mon endroit préféré dans l’ile du sud : Milford sound.
Un endroit isolé, la station service la plus proche est à 120km. Il y pleut beaucoup : 11m/an. Pas de portable, pas de superette, rien, à part un hotel, un resto, un aéroport et des services de bateaux pour visiter.
Cette région est en fait un réseau de fjord creusés par des glaciers. Il y a des chutes d’eau géantes tous les 10m, et les flans de montagnes sont couverts de forêts pluviales.
Quelques photos prises de la route qui part de Te Anau et mène au sound:
Sur place, j’ai pu faire du kayak de mer : on a fait 1h de kayak jusqu’à atteindre la fin de la piste Milford Track (50km/4 jours), où on a marché pendant 1h30. L’occasion de rencontrer un weka; c’est un oiseau qui ressemble au kiwi(voir photo à Punakaiki).
Le lendemain, je suis parti pour une mémorable randonnée sur Tokoko river track. L’aller devait durer 2h30, mais il avait plu la veille, et donc la piste était parsemée de marais à traverser. On a mis 3h30. Ne souhaitant pas souiller mes New Balance achetées 70€ en promo chez Go Sport, je prends le plus grand soin à éviter les zones les plus profondes, jusqu’à evidemment tomber dans le marais. A partir de ce moment, plus rien ne compte, et c’est avec un véritable plaisir que je m’enfonce à chaque pas dans la boue fraiche jusqu’aux genoux. Et puis c’est bon pour la peau. Merci Doerte d’avoir fait cette sortie avec moi.
Pour me reposer, je suis allé faire une croisière dans le sound. Les photos parlent d’elles mêmes. Le bateau nous emmene sous les chutes d’eau, c’est rigolo. Stupidement je prends des photos, et ma caméra est mouillée, ce qui limite beaucoup pour prendre des photos. J’ai quand même pu prendre des photos de quelques phoques étalés sur les rochers, ainsi que des dauphins qui ont accompagné notre bateau dans la mer de Tasman.
Deux jours à Dunedin, qui est la ville d’inspiration écossaise de nouvelle zélande. Son nom vient de Edimbourg. C’est le repère de beaucoup d’oiseaux et d’animaux. Encore une journée où j’ai pas mal marché (22km) sur la péninsule d’Otago.
Après 11km de marche, j’arrive à destination : The penguin place. Il s’agit d’une réserve scientifique qui étudie une colonie de pingouins à oeil jaune. Un ingénieux système de galleries creusées sous la colonie permet d’observer les pingouins. En janvier, c’est la fin de la période de nidification. J’ai donc été plutôt déçu car dans la journée, tous les pingouins adultes vont en mer pour pêcher, et regurgitent la nourriture le soir, dans la bouche de leur petit. Je visite donc une colonie fantôme, où l’on ne peut observer que des bébés pingouins. C’est mignon mais bon, je viens de me faire onze bornes quand même, ils auraient pu faire un effort et venir me voir.
Deux km plus loin, il y a une colonie d’albatross. Donc je m’y rends, et effectivement il y a plein d’oiseaux qui volent partout. On voit pas bien sur les photos, mais il y a des albatross.
Quelques photos de la ville quand même :
Et enfin, la fierté locale : la rue la plus pentue du monde. Je me demande si le facteur qui desserre cette rue à le droit à une prime spéciale. Je contacte Besancenot dans les plus brefs délais si ce n’est pas le cas.
Juste une petite après midi à Moeraki. Sueur froide quand le chauffeur s’arrête à proximité du lieu-dit : en pleine campagne, je suis le seul à descendre là; puis il me lâche “‘Wanted to be dropped off at Moeraki turn off ? Are you really sure you want to get off here ? here you are…”. Bon je marche 2km jusqu’au village de Moeraki et je me retrouve bien là où je voulais aller. Je ne m’etais pas trompé.
Alors qu’y a t-il à voir à Moeraki ? Eh bien il y a des boulders. C’est quoi des boulders ? Ce sont des concretions crées par l’accumulation de boue du paleocene. C’est pas clair ? Bon la légende maorie est plus facile à comprendre : un canoé géant s’est échoué sur la plage, et ces boules sont les restes pétrifiés de nourriture embarquée à bord (angilles et kumara), le corps du capitaine étant la falaise pas très loin.
Moi, ca m’évoque des oeufs de dinosaures géants.
Je me suis aussi baigné dans le pacifique, qui est très froid à cet endroit là. Il y a deux mois, on y a vu un iceberg croiser à quelques kilomètres des côtes.
Etape le 9 janvier dans la très britannique Christchurch, aux pelouses rasées de près (pas comme moi), aux collégiens en uniforme et aux chaussettes tirées jusqu’aux genoux. Le temps est exécrable, comme en terre de sa majestée. Ici l’architecture est néo gothique, on peut y voir un très beau jardin botanique, et le musée de Christchurch vaut le détour pour les toiles de Rita Angus, Frances Hodgkins, les photos d’antarctique de Craig Potton, et Van der Velden.
Le soir je retrouve Kathy et Bruce qui viennent de San Francisco et que j’avais rencontré en mai dernier à Paris. Ils habitent maintenant en Nouvelle Zélande et ont quitté les USA, visiblement sans regrets. Je les remercie pour m’avoir accueilli; on a célébré l’anniversaire de leur amie par une bataille de polochon, tradition kiwi parait-il, même quand on a 42 ans !
Premiere étape le 7 janvier 2007 à Kaikoura, dans la province des Marlborough, où l’on produit principalement du vin, comme le Montana par exemple. C’est une petite ville de 3200 habitants, qui vivait precedemment de la peche à la langouste (Kaikoura signifie grosso modo Bonne langouste), mais depuis quelques décennies le tourisme à exploser, grâce à la présence de baleines à quelques kilometres du large de la peninsule. C’est un port de baleiniers, on peut d’ailleurs visiter une maison dont les fondations sont faites en vertebres de baleines empilées. Les baleines, les dauphins, et les phoques vivent ici car la faille géologique entre australie et pacifique plonge subitement à une profondeur de 1km de profondeur à quelques encablures de la côte, ce qui permet aux baleines de plonger tres profondement et de trouver de la nourriture.Un business visiblement tres lucratif vous invite donc à vous delester de 140$ (75€) pour monter sur un bateau et aller voir ces baleines. Néanmoins je n’ai pas fait cette activité car je ne cautionne pas les moyens mis en oeuvre pour voir ces baleines : un hélicoptère de reconnaissance survole en continu la colonie pour indiquer au bateau où la baleine va emerger pour respirer, et lui indique ensuite la position. Les touristes voient alors la baleine pendant 5mn, puis doivent attendre 45mn pour voir la prochaine. Ajouter à cela un avion, plusieurs autres helicoptères qui proposent aussi de voir les baleines d’en haut, et on se retrouve avec un embouteillage en plein ciel. Bon ça c’est l’explication “whale friendly”, mais l’autre raison, c’est que je suis un peu pingre…
Du coup je suis allé nager avec les phoques, ce qui etait beaucoup plus marrant. Déguisé en JY Cousteau, on patauge en bord de côte et les phoques viennent se moquer de nous dans notre accoutrement ridicule. Un moyen d’attirer les bestiaux consiste à chanter dans le tuba. Je me suis donc exécuter un chantant le générique de “Bibi phoque” dans mon tuba (je devance tout de suite vos questions : aucune vidéo de cet prestation n’est disponible dans le commerce, même dans les bonus de ce blog). Je dois pas être tres bon en tuba, car les phoques m’ont ignoré. J’ai appris par la suite que je n’etais pas sélectionner pour le Phoquovision 2007…
Des photos ? C’etait pas possible car mon appareil n’est pas étanche. Néanmoins je suis retourné l’apres midi sur la côte et j’ai pu surprendre quelques uns en train de faire la sieste. J’espere que vous mesurez la prise de risque à sa juste valeur !
Ca a l’air facile comme ça, mais c’est pas le zoo de vincennes ici ! C’est des vrais animaux dans leur milieu naturel. Aussi pour prendre ces clichés exclusifs, j’ai du traverser une colonie de mouettes particulièrement remontées. Ceux qui ont vu le film “Les oiseaux” compatiront. Les volatiles ont tenté de me faire fuir en faisant des vols en piqué au dessus de ma tête, criant et déployant leurs ailes, mais ma bravoure a su venir à bout de ces intimidations.
Plus calmes, des moutons prennent le frais au bord de la plage :
J’ai ensuite fait une ballade de 4 heures sur la péninsule; à la suite de laquelle je ressemblais à un homard pas frais. Quelques photos: